mercredi 16 mars 2011

MUSCLES MASTICATEURS

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(Élévateurs de la mandibule)
I- Muscle temporal :
A- Forme, Situation Trajet :
Aplati en forme d’éventail, le muscle occupe la fosse temporale d’où des faisceaux convergents vers l’apophyse coronoïde de la mandibule.
B- Insertion, Description : il naît
§ De toute l’étendue de la fosse temporale.
§ De la ligne courbe temporale inférieure et de la crête sphéno-temporale.
§ De la moitié ou des deux tiers supérieurs de la face profonde de l’aponévrose temporale.
De leurs origines les fibres se dirigent en convergeant vers l’apophyse coronoïde, les antérieures verticales, les moyennes obliques en bas et en avant, les postérieures glissent sur le segment basal de l’apophyse zygomatique et gagnent le bord postérieur coroné.
Les fibres charnues se terminent sur les deux faces d’une lame tendineuse d’insertion qui s’étend haut dedans l’épaisseur du muscle.
Cette lame tendineuse s’étale ainsi à la face superficielle du muscle, se rétrécit et s’épaissit vers le bas pour former un épais tendon terminal fixé sur le coroné.
En avant l’insertion occupe toute la longueur du bord antérieur du coroné et se poursuit sur les deux lèvres du bord antérieur de la branche montante jusqu’à la crête buccinatrice de la mandibule.
En arrière, l’insertion occupe tout le bord postérieur du coroné.
En dedans, elle recouvre toute la face interne.
En dehors, elle n’occupe que la partie supérieure de la face externe.
C- Innervation :
Le muscle temporal est innervé par la branche du tronc terminal antérieur du nerf maxillaire du nerf maxillaire inférieur 3iem branche de trijumeau.
§ Pour la partie antérieure du muscle, le nerf temporal profond antérieur, branche terminale du nerf temporo buccal.
§ Pour la partie moyenne du muscle, le nerf temporal profond moyen.
§ Pour la partie postérieure, le nerf temporal profond postérieur, branche terminale du nerf temporo massétérin.
D- Action :
Le muscle temporal est élévateur de la mandibule, ses faisceaux postérieurs contribuant à ramener le condyle en arrière quand la mandibule a été abaissée. Le temporal est aussi rétro – pulseur.
E- aponévrose temporale :
Epaisse et résistante, l’aponévrose recouvre les muscles. Elle s’insère en haut suivant une semi circulaire formée par le bord postéro supérieur du malaire, la crête latérale du frontal, la ligne courbe temporale supérieure et l’intervalle compris entre les deux lignes courbes, elle se divise vers le tiers ou le quart inférieur de sa hauteur n deux lames qui s’insèrent sur les deux lèvres du bord supérieur de l’arcade zygomatique.
L’aponévrose est unie en haut au muscle temporal, elle est séparée en bas par un espace rempli de graisse de plus en plus épais. A sa partie inférieure, la face profonde de l’aponévrose est unie ai faisceau profond du masséter qui y prend insertion.
II- Masséter :
A- Forme, Situation, Trajet :
Court, épais, rectangulaire, allongé de haut en bas entre l’arcade zygomatique et la face externe de la mandibule.
B- Insertions, Description : le masséter comprend trois faisceaux
1. Faisceau superficiel : s’insère de haut par une lame tendineuse suer le bord inférieur de l’arcade zygomatique dans ses trois quarts antérieurs, sur le bord postéro inférieur du malaire et la partie voisine de la pyramide du maxillaire supérieur.
Les fibres charnues se détachent de la face profonde de cette lame, se dirigent en bas et en arrière et se terminent sur l’angle, le bord inférieur et partie inférieure de la face externe de la branche montante. Ces fibres s’insèrent directement ou par l’intermédiaire de faisceaux tendineux sur les crêtes obliques de la face externe de l’angle de la mandibule.
Les fibres de ce faisceau échangent au niveau des fibres avec le ptérygoïdien interne.
2. Faisceau moyen : s’insère sur toute l’étendue du bord inférieur de l’arcade zygomatique. Les fibres descendent verticalement recouvertes, sauf en arrière, par celles du faisceau superficiel et se terminent directement par des fibres tendineuses sur la face externe de la branche verticale au dessus du faisceau superficiel.
3. Faisceau profond ou faisceau de Winslow : mince, recouvert par des faisceaux précédent, le faisceau profond s’insère à la face interne de l’arcade zygomatique et la à la face profonde de l’aponévrose temporale et se terminent sur la face externe du coroné, au dessus du faisceau moyen du temporal.
C- Innervation :
Le masséter est innervé par le nerf massétérin, branche terminale bu nerf temporo – massétérin, qui est une des branches de division du tronc terminal antérieur du nerf maxillaire inférieur, troisième branche du trijumeau.
D- Action :
Le masséter est élévateur de la mandibule rarement le condyle en arrière après l’ouverture de la bouche.
Il est en outre propulseur, plaçant l’arcade dentaire inférieure en avant de l’arcade supérieure.
E- Aponévrose massétérin :
Mince et résistante, elle recouvre le masséter.
Elle s’attache en haut sur l’arcade zygomatique, en bas au bord inférieur de la mandibule, en arrière au bord postérieur de cet os, en avant au bord antérieur du coroné et de la branche montante.
III- Ptérygoïdien interne :
A- Forme, Situation et Trajet :
Quadrangulaire, le ptérygoïdien interne est situé dans la région ptérygomaxillaire, tendu de la fosse ptérygoïde à la face interne de l’angle de la mandibule.
B- Insertion, Description : il naît
§ De la face interne de l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde.
§ De la partie antérieure de l’aile interne.
§ Du fond de la fosse ptérygoïde et de la face postérieure de l’apophyse pyramidale du palatin.
§ De la face externe de cette apophyse pyramidale et de la partie attenante de la tubérosité du maxillaire supérieur. le corps charnu, oblique en bas en dehors et en arrière, se termine à la face interne de l’angle de la mandibule et sur la branche montante attenante. L’insertion se fait par des fibres charnues et par des fibres tendineuses sur les crêtes obliques de la face interne de l’angle.
Au niveau de son insertion angulaire, le ptérygoïdien interne échange des fibres avec le faisceau superficiel du masséter.
C- Innervation :
Se fait par le nerf ptérygoïdien interne, nerf qui se détache du tronc terminal postérieur du nerf maxillaire inférieur, troisième branche du trijumeau.
D- Action :
Le ptérygoïdien interne est élévateur de la mandibule, il ramène le condyle en haut et en arrière après ouverture de la bouche.
IV- Ptérygoïdien Externe :
A- Forme, Situation, Trajet :
Court, épais aplati transversalement, le ptérygoïdien externe est situé dans la région ptérygomaxillaire, tendue de l’apophyse ptérygoïde au col de condyle.
Le faisceau sphénoïdal naît :
§ De la partie horizontale de la grande aile de sphénoïde.
§ De la crête sphéno-temporale.
§ De la partie supérieure de la face externe de l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde.
Le faisceau ptérygoïdien naît :
§ Des trois quarts ou des deux tiers inférieurs de la face externe de l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde.
§ De la face externe de l’apophyse pyramidale du palatin comprise entre l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde et la tubérosité du maxillaire supérieur.
§ De la partie adjacente de cette tubérosité.
Les deux faisceaux convergents en arrière et en dehors vers l’articulation temporo maxillaire, le faisceau sphénoïdal horizontalement, le faisceau ptérygoïde oblique en haut, en arrière et en dehors.
Il se termine sur :
§ Le bord antérieur du fibrocartilage articulaire.
§ La fossette de la partie antéro – interne du col du condyle.
B- Innervation :
Les deux faisceaux du ptérygoïdien externe sont innervés par le nerf du ptérygoïdien externe qui naît du nerf temporo – buccal au moment ou`ce nerf traverse l’interstice des deux faisceaux.
Le nerf temporo – buccal est une branche terminale du tronc terminal antérieur du nerf maxillaire inférieur, troisième branche de trijumeau.
C- Action :
La contraction d’un seul ptérygoïdien externe provoque la diduction, mouvement ou`l’un des condyles pivote tandis que l’autre se porte en avant. Quand les deux ptérygoïdiens externes agissent ensembles, ils sont propulseurs, plaçant l’arcade dentaire inférieure en avant de l’arcade supérieure.
Quand ils agissent en synergie avec les muscles sous hyoïdiens, ils sont abaisseurs.
D- Aponévrose inter ptérygoïdien :
C’est une lame quadrilatère résistante qui est placée entre les deux muscles ptérygoïdiens.
Elle s’insère :
§ En haut, sur une ligne située en dedans des trous ovale et petit rond, l’épine su sphénoïde.
§ En avant, sur le bord postérieur de l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde et le ligament ptérygo – maxillaire.
§ En arrière, elle présente du bord libre tendu de la scissure de Glaser et de l’épine du sphénoïde au bord postérieur de la mandibule.
L’aponévrose inter ptérygoïdien présente trois renforcements :
§ Le ligament tympano – maxillaire tendu de la scissure de Glaser au bord postérieur de la mandibule.
§ Le ligament sphéno – maxillaire tendu de l’épine du sphénoïde à l’épine de Spix.
§ Le ligament ptérygo – épineux tendu de l’épine de Civini.
L’aponévrose inter ptérygoïdienne sépare la région ptérygo – maxillaire en deux loges :
§ La loge contient le ptérygoïdien interne recouvert sur sa face interne d’une l’aponévrose qui rejoint l’aponévrose inter ptérygoïdienne le long supérieur du muscle.
§ La loge externe contient le ptérygoïdien externe.

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